DIPAVALI 2016 À SAINT-PIERRE SOUS LE THÈME : ''FEMME LUMIÈRE"


Le programme de cette édition 2016 s'annonce costaud pour le Dipavali à Saint-Pierre. Découvrez les moments forts à ne surtout pas rater si vous affectionnez les arts indiens.


Quatre jours de festivités, près de 20 000 spectateurs attendus pour voir défiler 1 200 personnes sur le front de mer... Le ving-et-unième Dipavali de Saint-Pierre affole tous les compteurs. L'événement débute aujourd'hui et va se terminer dimanche soir. Ses organisateurs dévoilaient, hier, les moments forts de la manifestation. De quoi ravir le consul d'Inde à La Réunion.
"J'ai assisté au Dipavali de Saint-André et j'ai aimé l'enthousiasme des gens. Ici, le Dipavali accueille toutes les cultures. On voit des blancs, des noirs ou des personnes chinoises. Ce n'est pas le cas en Inde", confie-t-il, assis à côté d'Hermann Rifosta, adjoint saint-pierrois en charge de la politique culturelle.
"Femme Lumière" est le thème retenu pour l'édition 2016. Il s'agit de souligner le rôle des femmes et de saluer leur combat quotidien pour exister et construire la société. Le premier grand rendez-vous intervient aujourd'hui avec l'ouverture du Festival du film indien au centre culturel Lucet-Langenier.

CONTRAINTES BUDGÉTAIRES

Huit œuvres en langue anglaise, tamil ou hindi, seront projetées durant deux jours. L'entrée est gratuite même s'il faut réserver au 06 92 63 86 77. Ce samedi, dès 10 heures, à l'hôtel de ville, les universitaires Rabia Badat et Michèle Marimoutou-Oberlé présenteront "Regards croisés sur la femme indo-réunionnaise à La Réunion", une conférence gratuite. Dans le même temps, l'exposition "Un monde de femmes" d'Anne-Line Siegler se tiendra aux Jardins de la plage.
Deux podiums avec des animations musicales et de danse seront aussi installés au niveau du Conservatoire et de l'ancien Café de la gare. Le public pourra venir profiter entre autres des ateliers yoga, massage ou sanskrit. Place ensuite, toujours le samedi mais à 22 h 30, au très attendu et coloré Holi Holi sur le boulevard Hubert-Delisle. Un marché de nuit aura également lieu. L'axe fermera, lui, dimanche à 14 heures pour permettre aux membres d'une cinquantaine d'associations de parader vers 19 heures.
"1 200 personnes viendront défiler sur sept structures qui sortent de l'ordinaire. Il n'y aura pas de feu d'artifice en raison des contraintes budgétaires. Nous disposons d'un budget de 130 000 euros pour quatre jours de fête. Cela nous pousse à proposer d'autres choses", indique Hélène Mounissy, directrice des affaires culturelles de la commune. À noter la prestation d'un groupe d'artistes emmené par Shaila Hattangandi.

Deux musiciennes, accompagnées de quatre danseuses, se produiront au son d'un répertoire semi-classique indien. Le spectacle des Mauriciens de Séga Bhojpuri clôturera ce 21e Dipavali saint-pierrois.

DIPAVALI 2016 À SAINT-PIERRE SOUS LE THÈME : ''FEMME LUMIÈRE"

DIPAVALI 2016 "FEMME LUMIÈRE"
 
3 au 6 novembre || boulevard Hubert Delisle - Centre culturel Lucet Langenier || Gratuit

La ville de Saint-Pierre organisera au côté des associations La 21 édition du dipavali placée sous le thème  "femme lumière".

Mettre la femme au cœur de cette fete c'est éclairer son rôle dans la construction de la société.

La femme qu'elle soit d'ici ou d'ailleurs porte le monde et assure la transmission de notre humanité. Pourtant , l'actualité quotidienne témoigne de son combat perpétuel pour exister.
Sans opposer nos différences, la ville vous invite à partager ce theme au travers les lumières du dipavali 2016.

Au programme : festival du film indien avec le concours du consulat de l'Inde, exposition,
Conference, théâtre , danse, musique, ateliers, animations diverses et défilé des associations sur le front de mer.
 
DIPAVALI 2016 : EXPOSITION PHOTOS
 
Samedi 5 et dimanche 6 novembre || Inde un monde de femme || Café de la Gare || Gratuit

Exposition présentée par le Service culturel, la Région et la photographe Anne-Line Siegler

Le projet photographique Inde un monde femmes raconte le quotidien de deux artistes du Tamil Nadu, Sofia Ashraf et Kalki Subramaniam.

Ces deux femmes assument une situation de transgression morale et culturelle au regard des standards d'une société indienne encore largement inégalitaire et patriarcale.
Kalki artiste transgenre militante et Sofia rappeuse engagée, sont des femmes indiennes contemporaines qui ose conquérir leur propre espace. Ainsi elles réussissent chacune à leur manière  à se réaliser sans compromettre ce en quoi elles croient.

Biographie 
Anne-Line SIEGLER a 37 ans et vit à la Réunion depuis l’âge de 10 ans. Après un bac littéraire, elle entreprend en Métropole des études de lettres modernes, d’ethnologie, un DU en cinéma et audiovisuel avant de revenir à la Réunion, clôturer son cursus universitaire par un DESS en communication. En 2005, elle s’expatrie en Asie pour un parcours professionnel de près de cinq ans. Elle est alors correctrice dans une maison d’édition pékinoise, en Chine, puis professeur de français à Colombo, à Sri Lanka, et enfin traductrice de séries télévisées à Mumbai, en Inde. En 2010, elle revient à la Réunion pour fonder une famille et se consacrer à plusieurs activités artistiques. Enseignante, journaliste, elle est aussi l’auteure d’un premier roman, Mad in China, paru chez l’Harmattan en septembre 2013. Lauréate du premier Prix Célimène 2012, qui récompense des femmes artistes dans le cadre de la Journée de la femme, elle s’exprime aussi à travers la photographie, notamment avec un premier projet Du Tibet à l’Inde : l’exil pour exister. 
 
DIPAVALI 2016 : CONFÉRENCE
 
Samedi 5 novembre || Regards croisés sur la femme indo-réunionnaise à La Réunion || Salon de l'Hôtel de ville || Gratuit

A l'initiative de La Ville et de l'association GOPIO dans le cadre du Dipavali 2016 "Femme lumière".

"Regards croisés sur la femme Indo-Réunionnaise à la Réunion"
Par Michèle MARIMOUTOU OBERLÉ, Professeure agrégée HC d’histoire-géographie /Docteure en Histoire contemporaine/Chercheure associée au CRHIA, Nantes / auteur de 5 ouvrages sur l’histoire de la Réunion.
Et Rabia BADAT : professeure d’histoire/géographie vice-présidente de l'Association Musulmane de La Réunion, se bat pour les femmes d'ici et d'ailleurs.
 
DIPAVALI 2016 : INDIAN FILM FESTIVAL

Jeudi 3 et vendredi 4 novembre || Centre culturel Lucet Langenier || entrée libre et gratuite sur reza au 0692 63 86 77

Le Consulat de l'Inde et la Ville de Saint-Pierre vous invitent à l'occasion de cette 21ème édition du Dipavali à découvrir le cinéma indien au Centre culturel Lucet Langenier. Pour cet "Indian Film Festival", le consulat de l'Inde fera projeter 50 films dans différentes villes de l'île. Vous noterez que l'entrée est gratuite. Retrouvez toute la programmation sur www.facebook.com/consulatIndia

Programme de ces deux jours à Saint-Pierre : 

NagarikNagarik de Ritwik Ghatak1 (25 mn)
Langue Bengali
Vendredi 4 novembre à 9h30

Ramu est l'aîné d'une famille de migrants à Calcutta, tout juste diplômé il recherche un emploi, comme beaucoup d'autres à Calcutta...

Thavamai ThavamirunduThavamai Thavamirundhu de Cheran (275 mn)
Langue Tamil
Vendredi 4 novembre à 12h

Ce film dépeint avec sensibilité les luttes d'un père pour élever ses enfants, pour assurer leur bien-être et leur avenir... 

GodanGodan de Trilok Jetley (110 mn)
Langue Hindi
Vendredi 4 novembre à 16h

Godan met en scène le combat tragique de la vie de Hori, un paysan du Nord de l'Inde dont le rêve est de posséder une vache, symbole de la prospérité d'un paysan indien...

Vaagai-Sooda-VaaVaagai Sooda Vaa de A. Sarkuman (123mn)
Langue Tamil
Vendredi 4 novembre à 19h

Un jeune instituteur est envoyé dans un village éduquer des jeunes enfants qui fabriquent des briques afin de réaliser le rêve de son père qui voudrait le voir fonctionnaire...
 
DIPAVALI 2016 : MÂHÂBHÂRATA DES FEMMES
 
Samedi 5 novembre à 20h // Cie Sakidi // Tout public // gratuit sur reza // Nouveau Kerveguen // THEÂTRE //

Le-Mahabharata-des-femmes réservez gratuitement vos places par mail à theatre@saintpierre.re en précisant dans l'objet "Réservation Mahabharata".

Auteur : Kichennasamy Madavane

Le Mahabharata des femmes est une pièce inspirée de la célèbre épopée indienne Le Mahabharata.
C’est l’histoire d’une mère de 85 ans qui décide de mettre fin à ses jours en cessant de manger et de boire, afin de mourir au milieu de sa famille, à l’heure de son choix. Son fils unique relate la mort de sa mère et la passion de celle-ci : raconter des histoires. Parmi celles que la mère raconte, une obsession lui revient assez souvent, celle de l’histoire de son ancêtre, une malheureuse jeune fille brûlée vive par ses frères.  Le Mahabharata des femmes, met en avant, contrairement aux usages, la perspective de la femme, sa responsabilité, sa frustration, sa souffrance et ses combats. Dans cette pièce de théâtre, les personnages féminins expriment leur rancoeur et leur résistance vis à vis du système patriarcal qui les opprime. Et cette lutte se traduit soit par des malédictions qu’elles lancent au hasard de leur situation soit par un désordre systématique qu’elles provoquent au sein de leur vie quotidienne. Les images de ces malédictions, oppositions et désordres apparaissent sur la scène théâtrale comme des évidences,
comme des contradictions, ou même comme une autre réalité.

Entre tradition et modernité, les âges, les époques et les générations se côtoient sur scène, dans une pièce interculturelle qui, tout en gardant l’éloquence du français, exprime la culture indienne.



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