SIGNIFICATIONS DU SACRIFICE ANIMAL À LA RÉUNION


L'hindouisme à la Réunion est la deuxième religion la plus pratiquée. Une des fortes pratiques aussi marquante la religion sur l'île est le sacrifice animal. Pourquoi le faisons-nous ? D’où cela est issu ?


Significations du sacrifice animal

Les sacrifices de boucs existent depuis très longtemps. Les Védas (Saintes Ecritures Hindoues) ou "connaissances révélées" furent confiés en premier lieu au dieu Brahma afin que celui-ci puisse accomplir une succession de tâches : créer la religion, créer les mondes, transmettre aux humains les quatre réglements des Dieux provenant de ces mêmes écrits etc... Au quatrième réglement survînt le sacrifice des boucs dans l'"Atharva Véda" dont voici des extraits au verset 9.5 " Tu es le non-né, O Bouc, tu es le marcheur du firmament. C'est par toi que les Angiras (Sages) ont connu le monde, qui est ce monde bienheureux. Puisses tu amener mille richesses. L'ensemble de toutes les richesses amène donc notre sacrifice au ciel et mène aux dieux"

"Ce sacrifice franchit les ténèbres épais et vastes et monte au ciel. Pour que tu sois l'élu d'Indra, je te fais faire le tour de l'autel pour que tu sois une généreuse donation pour les sacrifiants"
"Daignent les Dieux accomplir tout celà aux temps prescrits"

Avant l'offrande sacrificielle, les boucs sont purifiés avec de l'eau sacrée safranée, certaines personnes ornent d'un collier de fleurs (mârlei) le cou des animaux et les font ainsi faire le tour du temple pour se rendre à l'autel sacrificiel. Les boucs sont ensuite tranchés par un glaive de métal noir (kattî) sans pour autant qu'il éprouve une une douleur quelconque grâce aux nombreuses prières récitées. Cet aspect violent du sacrifice peut sembler difficile à comprendre, mais il existe une conception particulière du sacrifice animal : selon la croyance populaire, l'acte de décapitation de par son insertion dans l'acte sacrificiel acquiert un caractère sacré, car le sacrifice rend non violent ce qui serait violent en dehors de lui. Les boucs sacrifiés sont ensuite préparés en mets, avec leurs divers membres. Cinq plats seront offerts aux Dieux,puis partagés entre les fidèles lors d'un repas commun. Le sacrifice ds boucs est propitiatoire, il permet d'éloigner les cataclysmes, assure véritablement une bienveillance des Dieux ici-bas. Selon la philosophie hindoue, le sacrifice en général est le moyen qui assure la primauté du sacré dans la vie quotidienne. Les textes védiques spécifient en effet qu'il revient aux hommes de veiller à la subsistance et au bien-être des divinités quI, en récompense, envoient leur bénédiction. Il serait un moyen utilisé pour renforcer la puissance des Dieux car, si l'homme ne sacrifie pas, c'est à dire n'offre pas de nourriture aux Dieux, ceux-ci s'affaibliront et ne pourront intervenir sur terre aux moments voulus. Il existe donc une interdépendance directe entre le ciel et la terre, voire un rapport de causalité (matérielle). Le repas communautaire où les boucs sacrifiés sont transformés en nourriture sacrée pour les pénitents, constitue la dernière étape primordiale à l'obtention des faveurs demandées.

Manu 3.117 : "celui qui fait cuire de la nourriture pour lui-même ne mange que du péché. Car ce qui reste à manger du sacrifice est prescrit comme la nourriture des Parfait (des Dieux)"

Mahâbhârata III.2.58-60 : " On ne doit pas faire cuire de la nourriture pour soi-même, ni tuer du bétail pour rien (c'est à dire en dehors du sacrifice). Et l'on ne doit pas manger soi-même ce qui n'a pas été offert en sacrifice selon les prescriptions"

De nos jours, on dit que le sacrificiel est une coutume ancestrale, mais il ne s'agit pas simplement que de celà, c'est un véritable rite reconnu par les écritures sacrées, témoignant non seulement de la dévotion du sacrifiant mais ayant aussi pour but d'améliorer la vie dans les mondes. Depuis plus d'un siècle des tentatives sont faites sporadiquement pour faire revivre les sacrifices d'animaux, mais on se heurte aux interdits religieux modernes (ne pas tuer de vie animale, ne pas consommer de viande etc...) Les mentalités ont changé, les conditions économiques, politiques, sociales ayant considérablement évolués depuis plusieurs siècles; il reste néanmoins que maints brahmanes apprennent par coeur dès leur enfance, l'énorme masse de textes védiques auxquels il n'entend rien mais qu'il retient à la perfection. A la Réunion, le rituel perdure assurément, de générations en générations, il bat son plein tout au long de l'année à l'exception du mois de Pourattarsi (Septembre/Octobre) où il est strictmeent interdit pour le croynt de sacrifier toute vie animale. Cette tradition est bel et bien reconnue de tous, ancrée dans les moeurs , le rituel sacrificiel de boucs ou dit "fête Kâli", "service", fait partie intégrante des coutumes réunionnaises, d'autant plus de par l'aspect "réjouissant" qu'occasionne le repas communautaire. En effet, celui-ci réactualise le principe de solidarité, de partage, étant ouvert à qui le veut, tel un facteur de cohésion et de lien social. Cet héritage religieux reflète aussi l'un des forts traits de l'identité tamoule réunionnaise. 

Le symbolisme des boucs

Le bouc est né de la splendeur d'Agni (dieu du feu), de la puissance du prêtre il renaîtra (offrande, pratique, oeuvre, rite, invocation). 

C'est le cycle du sacrifice. Au commencement il se répartit ainsi : sa poitrine devînt la terre, son dos devînt le ciel, le milieu de son corps, l'espace, ses côtes les orients, ses deux cavités ventrales deux océans, ses deux yeux la vérité et l'ordre divin, son haleine la foi et vîray sa tête. C'est un sacrifice immense qu'est celui du bouc ! De cet acte sublime naquît également les hymnes et les mélodies.

Origine temporelle

Ce rite trouve son origine dans l'ère "Thouvarbara-yougam" cet âge équivaut à 864 000 ans, le rituel existe donc depuis 869 109 ans. Par le passé beaucoup de personnes ont mal interpêté le sens réel du rite qui fut mal accepté, cela de par l'amalgame des brahms et surtout par un manque de connaissances. En effet certains débutèrent le rite avant même qu'ils n'en découvrirent la réelle signification. Aujourd'hui, les livres sacrés (le Védas) qui explicitent parfaitement celà, sont plus accessibles à tous et permettent une compréhension plus large
 
Origine Mythologique

Lors de la guerre du Kouroukshektra, il arriva que les frères Pandavas se trouvèrent dans une phase critique malgré leurs innombrables pénitences, (tapam) et prières, ils recoururent à Srî Krishnâ qui leur conseilla d'effectuer des sacrifices en l'honneur de Srî Kâli, la déesse du temps, celle qui lance des appels vers les cieux ! Ils sacrifièrent donc des animaux à sa gloire, aussitôt après les dévas et régents des cieux vinrent leur porter secours. Ils purent ainsi triompher de leurs cousins Kauravas et mettre fin à cette guerre.

Plus tard les Pandavas sollicitèrent à nouveau Srî Krishnâ. Ils cherchaient une solution afin d'effacer leurs fautes passées de sorte d'instaurer une longue période de paix après cette terrible guerre. Srî Krishnâ leur fit part du sacrifice d'Ashwameda-Yâga, le sacrifice du cheval...

Pour ce rituel étaient présents tous les dieux et corps célestes, tels que Shiva, Brahma, Vishnou, Mourougâ, Les Navagraha dont Soûryen, Chandran, les Ahtétidivel, etc...et Krishnâ lui-même. 

La manifestation de Srî Mahâ Kâli 

Les sacrifices d'animaux sont surtout effectués à la gloiree de la déesse Kâli lquelle sst perceptible uniquement lors de ce rituel, cela à travers le sang. La déese Kâli ne se manifeste effectivement que lors d'u nsacrifice de décapitation ou Balî. C'est une déesse qui est en nous, en chaque être vivant, y compris dans les animax, le sang La représente.C'est pour ce"tte raison que la couleur rouge domine (pour ses statues, ses vêtements ..) le rouge signifiant le bonheur, la prospérité, la joie, la vie, la beauté, la splendeur ...

Celui qui se refuse à sacifier ne pourra en aucun cas La percevoir. L'acte sacrificiel consiste à retirer la déesse de l'intérieur pour la faire jaillir de l'extérieur, et faire ainsi retourner le sang à la terre; une fois cela terminé, on purifie le sol et on renferme le Kabârlam (la fosse des sacrifices). Se déroule avant la clôture du rite une procession de la statue de Srî Kâli autour du temple et de la ville.
 
La déesse du Temps

Le temps doit être en contact permanent avec le corps humain, sur la représentation de "Massanon Kâli", le Dieu Shiva est alors couché sur le sol sous les pieds de la déesse Kâli. L'un représente le monde et l'autre, le temps. Cela signifie que le temps reste avec l'homme (la vie) et elle ne retirera ses pieds qu'en temps voulu, déterminaént d'elle-même la durée de vie. Ainsi lorsque Srî Mahâ Kâli decide de soulever ses pieds, c'est le temps qui quitte le corps, la perte de vie.

Article issu de la revue SANGAM N°28 d'Août 2008 




1.Posté par KYA le 04/02/2016 10:25
Et la Bible dans tout ça ?

2.Posté par Subrahmanya le 11/09/2017 13:42
Les rituels sanglants en Inde furent, dès la plus haute antiquité, combattus par les brahmanes et leurs disciples, car l'on retrouve dans plusieurs textes sacrés hindous les versets suivants, ironisant sur la logique des pratiques d'abattages se voulant pieuses :

« Le sang des animaux tués par toi
Forme une mare de sang à tes pieds.
Si de la sorte on atteint les destinées supérieures,
Qu'est-ce donc qui conduit aux enfers ? »

3.Posté par Subrahmanya le 11/09/2017 13:44
RAMPRASAD SEN (grand dévot de Kali au Bengale), dans son poème A LA MERE DIVINE :

"Tu as amené d'innocentes chevrettes au sacrifice./ Égoïsme cruel !... Pourquoi ne pas dire : VICTOIRE A KALI !/ Et sacrifier tes passions, ennemies véritables."

4.Posté par Subrahmanya le 11/09/2017 13:45
Ramprasad Sen, le grand dévot bengali de Kali Mata (la Mère Noire), disait qu'il faut sacrifier à Kali nos passions, ennemies véritables, au lieu de détruire d'innocentes chèvres, égoïsme cruel déguisé en dévotion.

Le plus grand temple de Kali à Calcutta est totalement végétarien.

la Déesse Kali est la Mère absolue pleine de Compassion, elle décapite l'ego, l'ahamkara.

Kali enseigne la pratique du végétarisme, de la non-violence et de la générosité envers toutes les créatures, Ses enfants (car la Déesse est la Nature et nous sommes tous enfants de Mère Nature).

Vidéo (par Deepen Patel) : Qui est Kali ?, sur le lien suivant (et qui prouve que le végétarisme est ce que demande Mère Kali à ses dévots) :

https://www.youtube.com/watch?v=VnDB31O7-fg

5.Posté par Subrahmanya le 12/09/2017 21:32
Le commentaire de Vacaspati Mishra (Xème siècle), disciple d'Adi Shankaracharya, sur Samkhya-karika, 2, rejette de façon véhémente tous les rituels sanglants, qui sont contraires à l'AHIMSA, la NON-VIOLENCE, qui est le premier devoir des Arya, Nobles (Brahmane, Kshatriya, Vaïshya et Shudra ont comme premier dharma commun l'Ahimsa, la Non-violence)

6.Posté par Satya le 24/11/2017 21:14
Au Tamil Nadu, les rituels sanglants sont interdits ; et pour cause, le vrai sacrifice est le Don, la Compassion et la Non-violence, non répandre du sang innocent, voler la vie... (ou alors faire comme la déesse Chinnamasta : se décapiter soi-même, métaphore que le vrai sacrifice est de détruire son égoïsme, pas de détruire les autres vies !)

HALTE A LA VIOLENCE ! LA NON-VIOLENCE EST SACREE !

deux poème du saint hindou Kabir à méditer :

« Chacun éprouve de la même façon la douleur. Les ignorants ne le savent pas. Si vous envoyez une chèvre, etc., au paradis, en tuant cet animal à la manière halal, alors donc pourquoi les mollahs et qazi ne choisissent-ils pas d'aller au paradis en s'égorgeant à la manière halal ? »


« La nourriture la plus supérieure est khichri (plat fait de riz et de lentilles avec du sel) : mange-la ! Celui qui coupe le cou de quelqu'un d'autre doit payer en retour. Bien entendu une personne qui réfléchit ne coupe point son propre cou. Les porte-drapeaux des deux religions sont devenus sans compassion. Des maîtres hindous disent qu'en tuant un animal en un seul instant cela ne cause pas de souffrance à l'animal et c'est pourquoi nous n'encourons pas de péché... Et des meneurs de la religion musulmane disent qu'en tuant un animal lentement par égorgement « halal » (« licite ») nous n'encourons pas de péché... Le Dieu Brahman de Kabir Sahib demande : comment te sentirais-tu si ton cou ou les cous des membres de ta famille étaient coupés par quelques moyens ? »

OM !

7.Posté par anti sacrifice le 01/12/2017 11:15
Dieu a crée ce monde, je ne pense pas qu'il va demander à ses dévots de sacrifier sa création. Donc ce sont des êtres inférieurs qui vous demande ces offrandes.
De plus vous sacrifiez des animaux, c'est très égoïsme . Vous devez sacrifier vous même pour vos soi disant dieu.
Ce sont des actes violant, cette religion ne prône pas la spiritualité mais la violence et le matérialiste.
Les jeunes ont peur de quitter cette religion par peur des représailles de la divinité. Vous êtes enchainé par vos parents la dedans. Vous n êtes pas libre.
Je pense que vous devez faire attention à vos actes. C'est la dessus que vous serrez juger.

8.Posté par anti sacrifice le 01/12/2017 11:33
Les actes babares se perpétuent chaque début d'année à bois rouge. Tous le monde trouve normal de patauger dans le sang en début d'année. Ces malabars trouvent normal de commencer l'année en faisant du mal aux innocents. C'est comme cela, ils remercient leur soi-disant dieu suceuse de sang chaque année. Ils charcutent leurs animaux même dans la rue jusqu'à le soir ou le chariot de la déesse vampire rentre dans son temple au fond dun champ de canne.
Toute l'île fond des pactes avec ce vampire desse pour enlever leurs problèmes en échange les fidèles doivent tuer des innocents de manière barbare.
Dès que vous commencez à accomplir ces rites, vous pouvez plus reculer, la déesse vampire se venge des fidèles qui lui tournent le dos.
La dedans on ne peut comparer avec spiritualité. A croire qu'on peut tout avoir en faisant du mal au innocent.
Le pire la dedans tous les fidèles comparent leur animaux, ils veulent apporter le plus gros bouc....
Le plus rigolo dans l'histoire: plein fidèle entre en trans de manière violente et bizarre pousse des crient horrible à faire peur les autres.
La déesse vampire entre en trans sur le prêtre et boit le sang de ces innocents.
Espère un jour cette déesse vampire va apporter une parole bienveillance et spirituelle à leur fidèle. De toute façon la déesse vampire parle d'une langue que personne ne comprennent.

9.Posté par malbarlachapel le 01/12/2017 11:35
Dieu est dans le coeur de chaque vivant, pourquoi tuer ces innocents

10.Posté par cabot le 05/12/2017 13:33
mi th yaim bien le kabri mwin pq zot la tué a li

11.Posté par kali langue suceusse le 14/12/2017 13:10
Je veux du sang,et beaucoup de violence.

12.Posté par Subrahmanya le 15/12/2017 20:39
Beaucoup de textes du Véda semblent décrire les sacrifices d'êtres vivants dans un contexte sacrificiel, comme celui du cheval (Ashvamedha) dans le Yajur-Véda (TS 7.1-5, VSM 22–25) et le Rig-Véda (RV 1.162-163) ou celui d'homme mâle (Purushamedha) dans le Yajur-Veda (VS 30–31).

Mais en fait c'est une interprétation des Védas par les Parias et les Occidentaux, pas celle des Brâhmanes.

Ainsi, un universitaire devenu sannyasin, Swami Satya Prakash Saraswati, considère que le terme de Medha, « offrande », a un autre sens dans ce contexte, qui est celui d'« acte accompli » ; par exemple, le mot signifiant Gau (« Vache ») signifie aussi la « Terre », et le Yajna dédié à préserver la Terre et son environnement est appelé Yajna Gomedha (mais il ne s'agit point d'un sacrifice consistant à abattre une vache !).

Pour le Purushamedha (« offrande d'un homme/mâle »), la Chandogya Upanishad (3,16) donne une interprétation mystique du Purushamedha comme une métaphore de la vie elle-même, et le compare aux diverses étapes de la vie pour les oblations qui sont offertes (il ne s'agit pas d'un abattage d'homme mâle !).

Swami Satya Prakash Sarasvatî fait valoir que la liste des animaux énumérés en victime sacrificielle est aussi symbolique que la liste des victimes humaines énumérées pour le Purushamedha. Cela se confirme dans une Upanishad où l'on indique : « Par “Victime sacrificielle du feu, l'Homme cosmique se métamorphosa en Totalité”, c'est la création des espèces vivantes qui est évoquée. (...) Par l'expression “les dieux, en sacrifiant, posèrent les principes du culte sacrificiel”, on affirme la fin de la création et la libération. » (Mudgala Upanishad, Rig-Véda)12.

Et concernant le rituel Ashvamedha (« offrande du cheval »), il écrit :


« Dans les termes d'analogie cosmique, ashva est le soleil. (...) Il est identique à Varuna, le Suprême. Le terme Medha est synonyme d'hommage. Il est devenu plus tard synonyme d'oblations, dans la langage du rituel. »

Selon Dayananda Sarasvatî, l'Ashvamedha est considéré comme une allégorie ou un rituel pour s'unir au « Soleil intérieur » (le Prana).

Dans les Upanishad :

De même que dans le mode d'alimentation promu par le jaïnisme, les règles alimentaires des Upanishad sont basées sur l’Ahimsâ, la « Non-violence » (universelle) : dans le Rudraksha Jabala Upanishad du Sama-Véda, on précise que l'on doit s'abstenir des produits issus de la violence ou nuisance envers la moindre vie, comme la chair animale, les œufs (par respect pour la vie embryonnaire et afin de ne pas s'approprier ce qui vient des poules) et les racines (ail, oignon, carottes, etc.), car la cueillette des végétaux du sol est considéré comme la mise à mort de la plante entière.

Dans la méditation sur le Yajnayajniya Saman du Chandogya Upanishad (Sama-Véda), l'injonction est « de ne plus jamais consommer de chair animale »

13.Posté par Subrahmanya le 15/12/2017 20:41
Le Véda précise bien que nulle créature ne doit être abattue (et les Brâhmanes en Inde ne s'y trompent pas, puisqu'ils sont d'ardents végétariens ! La sorcellerie et la magie noire sanglante ne sont pas des pratiques brahmaniques mais démoniaques) :


« Anago hatya vai bhîma kritye. Mâ no gâmashvam purusham vadhîh. C'est certainement un grand péché de tuer des innocents. Ne tuez pas nos vaches, des chevaux et des personnes. »

— Atharva-Veda 10.1.29


« Aghnyâ yajamânasya pashûnpahi. Les animaux sont Aghnya – à ne pas tuer. Protéger les animaux.(...) Protégez les bipèdes et les quadrupèdes. »

— Yajur-Veda 1.1, Yajur-Veda 6.11 et Yajur-Veda 14.8.


« Imam ma himsirekashafam pashum kanikradam vâjinam vâjineshu. Il ne faut pas abattre l'animal ongulé qui hennit, se déplaçant avec une vitesse plus rapide que la plupart des animaux. »

— Yajur-Veda 13.48.


« Yo aghnyâyâ bharati kshîramagne teshâm shîrshâni harasâpi vrishcha. Ceux qui se nourrissent de chairs d'humain, de cheval ou d'un animal, et ceux qui détruisent Aghnya [la vache], doivent être sévèrement punis. »

— Rig-Veda, 10.87.16.


« Yadi no gâm hansi yadyashwam yadi pûrusham. Tam tvâ sîsena vidhyâmo yatha no so avîraha. Si quelqu'un détruit vaches, chevaux ou des personnes, tuez-le avec un ustensile en plomb. »

— Atharva-Veda 1.16.4.


« Ya âmam mânsamadanti paurusheyam cha ye kravih. Garbhân khâdanti keshavâstânito nâshayâmasi. Nous devons détruire ceux qui mangent de la chair crue ou cuite, la viande impliquant la destruction des hommes et des femmes, des fœtus et des œufs. »

— Atharva-Veda 8.6.23

Le Véda, autorité brahmanique, ne fait donc jamais l'apologie de l'abattage des créatures ou de la consommation de chair animale ; au contraire, le Véda se situe dans une perspective où s'alimenter est un acte sacré qui doit s'accorder avec le bien-être et l'épanouissement de toutes les vies, comme le démontre la prière védique récitée par tout hindou avant son repas :


« Urjam no dhehi dwipade chatushpade. Puissent tous les bipèdes et quadrupèdes gagner de la force et de la nourriture. »

— Yajur-Veda 11.83.

14.Posté par Satya Singh le 10/01/2018 20:31
LE VEDA VEUT LA NON-VIOLENCE (AHIMSÂ), LE VEGETARISME





« माहिंस्यात्सर्वभूतानि, mâhimsyât sarvabhûtâni : qu'on ne nuise à aucun être vivant » (Véda)





Des textes du Véda semblent parler de sacrifices d'êtres vivants, comme celui du cheval (Ashvamedha) dans le Yajur-Véda (TS 7.1-5, VSM 22–25) et le Rig-Véda (RV 1.162-163) ou celui d'homme mâle (Purushamedha) dans le Yajur-Veda (VS 30–31).

Mais c'est une interprétation des Védas par les Paryas et les Occidentaux, pas celle des Brâhmanes.

Ainsi, un universitaire devenu sannyasin, Swami Satya Prakash Saraswati, considère que le terme de Medha, « offrande », a un autre sens dans ce contexte, qui est celui d'« acte accompli » ; par exemple, le mot signifiant Gau (« Vache ») signifie aussi la « Terre », et le Yajna dédié à préserver la Terre et son environnement est appelé Yajna Gomedha (mais il ne s'agit point d'un sacrifice consistant à abattre une vache !).

Pour le Purushamedha (« offrande d'un homme/mâle »), la Chandogya Upanishad (3,16) donne une interprétation mystique du Purushamedha comme une métaphore de la vie elle-même, et le compare aux diverses étapes de la vie pour les oblations qui sont offertes (il ne s'agit pas d'un abattage d'homme mâle !).

Swami Satya Prakash Sarasvatî fait valoir que la liste des animaux énumérés en victime sacrificielle est aussi symbolique que la liste des victimes humaines énumérées pour le Purushamedha. Cela se confirme dans une Upanishad où l'on indique : « Par “Victime sacrificielle du feu, l'Homme cosmique se métamorphosa en Totalité”, c'est la création des espèces vivantes qui est évoquée. (...) Par l'expression “les dieux, en sacrifiant, posèrent les principes du culte sacrificiel”, on affirme la fin de la création et la libération. » (Mudgala Upanishad, Rig-Véda).

Et concernant le rituel Ashvamedha (« offrande du cheval »), Swami Satya Prakash Sarasvatî écrit dans The Critical and Cultural Study of the Shatapatha Brahmana :

« Dans les termes d'analogie cosmique, ashva [le cheval] est le soleil. (...) Il est identique à Varuna, le Suprême. Le terme Medha est synonyme d'hommage. Il est devenu plus tard synonyme d'oblations, dans la langage du rituel. »

Selon Dayananda Sarasvatî, l'Ashvamedha est considéré comme une allégorie ou un rituel pour s'unir au « Soleil intérieur » (le Prana).

Dans les Upanishad (partie philosophique du Véda) :

De même que dans le mode d'alimentation promu par le jaïnisme, les règles alimentaires des Upanishad sont basées sur l’Ahimsâ, la « Non-violence » (universelle) : dans la Rudraksha Jabala Upanishad du Sama-Véda, on précise que l'on doit s'abstenir des produits issus de la violence ou nuisance envers la moindre vie, comme la chair animale, les œufs (par respect pour la vie embryonnaire et afin de ne pas s'approprier ce qui vient des poules) et les racines (ail, oignon, carottes, etc.), car la cueillette des végétaux du sol est considéré comme la mise à mort de la plante entière.

Dans la méditation sur le Yajnayajniya Saman de la Chandogya Upanishad (Sama-Véda), l'injonction est « de ne plus jamais consommer de chair animale »



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Le Véda précise bien que nulle créature ne doit être abattue (et les Brâhmanes en Inde ne s'y trompent pas, puisqu'ils sont d'ardents végétariens ! La sorcellerie et la magie noire sanglante ne sont pas des pratiques brahmaniques mais démoniaques) :

« Anago hatya vai bhîma kritye. Mâ no gâmashvam purusham vadhîh. C'est certainement un grand péché de tuer des innocents. Ne tuez pas nos vaches, des chevaux et des personnes. »

— Atharva-Veda 10.1.29

« Aghnyâ yajamânasya pashûnpahi. Les animaux sont Aghnya – à ne pas tuer. Protéger les animaux.(...) Protégez les bipèdes et les quadrupèdes. »

— Yajur-Veda 1.1, Yajur-Veda 6.11 et Yajur-Veda 14.8.

« Imam ma himsirekashafam pashum kanikradam vâjinam vâjineshu. Il ne faut pas abattre l'animal ongulé qui hennit, se déplaçant avec une vitesse plus rapide que la plupart des animaux. »

— Yajur-Veda 13.48.



« Ya âmam mânsamadanti paurusheyam cha ye kravih. Garbhân khâdanti keshavâstânito nâshayâmasi. Nous devons détruire ceux qui mangent de la chair crue ou cuite, la viande impliquant la destruction des hommes et des femmes, des fœtus et des œufs. »

— Atharva-Veda 8.6.23



(Le Bouddha a ainsi détruit les faiseurs de rituels sanglants en les convainquant d'être végétariens, non-violents ; c'est pour cette raison précise que le Bouddha est célébré par les Hindous comme un Avatar du Dieu Vishnou, l'Omnipénétrant ; hélas, ce n'est pas l'avis du bouddhisme theravâda où la non-violence s'applique d'une façon limitée ou hypocrite : le bouddhiste du theravâda ne doit pas tuer un animal lui-même mais peut, par exemple, manger du poisson tué par un autre...)

Le Véda, autorité brahmanique, ne fait donc jamais l'apologie de l'abattage des créatures ou de la consommation de chair animale ; au contraire, le Véda se situe dans une perspective où s'alimenter est un acte sacré qui doit s'accorder avec le bien-être et l'épanouissement de toutes les vies, comme le démontre la prière védique récitée par tout hindou avant son repas :

« Urjam no dhehi dwipade chatushpade. Puissent tous les bipèdes et quadrupèdes gagner de la force et de la nourriture. »

— Yajur-Veda 11.83.






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Dans la Yājñavalkya Smṛti, le maître védique Yājñavalkya déclare : « il y a trois crimes horribles commis lors du massacre d'animaux pour le plaisir de manger leur chair. »



Ces crimes sont prana-harana, pida et virya-kshepa.



Prana-harana est le crime de prendre la vie d'un animal alors qu'il est innocent et n'a rien fait pour mériter qu'on lui enlève sa vie. Pida est le crime d'infliger une grande douleur à un animal en le tuant, et virya-kshepa est le crime d'enlever sa force.



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15.Posté par Satya Singh le 11/01/2018 22:02
Mahatma, puis-je suivre tes pas,

Fuir les naissances et les trépas

En étant le vainqueur qui s'oppose

Aux violences de toutes les causes ;

Et, me purifiant d'abord moi-même,

Purifier ainsi tous ceux qui sèment

La douleur par leurs actions impures

En leur priant de voir les créatures

Avec leur désir de vie immense ;

Consoler l'être dans la souffrance

Et fêter ceux qui renoncent à jouir

Des maux que toute vie veut détruire

En créant de nouveau l'éternelle

Voie de l'amitié universelle !



Mahatma, puis-je suivre tes pas,

Fuir les naissances et les trépas

En maîtrisant l'esprit, les pulsions,

Indifférent envers ceux qui sont

Discourtois ou se conduisant mal ;

Aider l'arbre, l'humain, l'animal,

A vivre au mieux en les épargnant,

En les respectant, en les soignant ;

Ne jamais céder à la violence

Mais montrer la beauté qui s'élance

De la compassion libératrice

Protégée des déités séductrices ;

Ne plus m'identifier aux atomes

Pour dépasser ma condition d'homme !

16.Posté par Satya Singh le 01/02/2018 22:17
STOP VIOLENCE ! AHIMSA PARAMO DHARMA = LA NON-VIOLENCE EST LE PREMIER DEVOIR.

La section du Mahabharata, Anushasana Parva (en) (115.43), déclare que ceux qui massacrent des créatures dans le Yajna ou tout rituel védique iront en enfer.

L'hindouisme veut la non-violence (ahimsa), pas des boucheries.

17.Posté par Teddy Gérard le 08/02/2018 13:35
Je vous propose un exemple de cruauté à l'île de La Réunion. La vidéo est sur ma page facebook. Ames sensibles s'abstenir...

18.Posté par contre le sacrifice le 18/02/2018 18:28
http://ahimsa.re/2018/02/04/quelle-est-loffrande-la-plus-pure/

« Si quelqu’un m’offre une feuille, une fleur, un fruit ou de l’eau, j’apprécie ce présent, fait avec dévotion, du fidèle à l’âme pieuse » Bhagavad Gītā, IX, 26).

Le fidèle doit faire des rites simples, il doit se contenter d’offrir des fleurs, du parfum, de l’eau, des fruits, il doit abandonner les sacrifices barbares qui n’est pas en accord avec l’Ahimsa.
Une offrande ne doit pas se faire dans la violence mais avec amour.
Dieu possède déjà tout, il n’a pas besoin de nourriture. L’offrande qui lui est offert est accepter uniquement si elle est donné avec tout son coeur dans un amour inconditionnel.
Peut on parler d’amour lorsqu’on offre un animal sacrifié?
Faire couler le sang d’un être innocent, n’est pas un geste d’amour mais un geste barbare, violent, agressif à la différence d’un fruit ou d’une fleur que l’on cueille sans déraciner la plante. Dans le sacrifice d’un animal, l’animal est arraché à la vie sans qu’il manifeste son accord.
Si on souhaite obtenir de l’aide de Dieu ou bien le remercier pour ses faveurs, il suffit de lui adresser des prières et d’accomplir des actes purs au quotidien en respectant notamment les autres y compris les animaux.
Il est primordial que les fidèles de l’île s’orientent vers des rîtes qui louent l’amour de dieu et l’amour de sa création.

Bonne méditation,

AUM NAMO BHAGAVATE VASUDEVAYA NAMAHA!

19.Posté par contre le sacrifice le 18/02/2018 18:29
http://ahimsa.re/2018/02/04/pourquoi-ne-devrions-nous-pas-sacrifier-un-animal/

« Jamais je ne consentirais à sacrifier au corps humain la vie d’un agneau. J’estime que, moins une créature peut se défendre, plus elle a le droit à la protection de l’homme contre la cruauté humaine ».
Citation du Mahatma Gandhi.

AHIMSA

L’Ahimsa signifie opposition à la violence, c’est le fait de ne pas nuire ou de causer du tort à un être vivant.



La pensée d’un grand Homme : Le Mahatma Gandhi

Le Mahatma Gandhi, grand sage et père de la nation indienne, prônait une pensée basée sur la recherche de la vérité et sa mise en pratique, la santé et la discipline du corps mais aussi la non-violence. Savez-vous pourquoi et par qui le Mahatma Gandhi a été tué? Ce dernier a été tout bonnement et lâchement assassiné par un extrémiste hindou qui à la différence de ce saint homme vantait les mérites de la violence et louait le sacrifice animal.

Qu’est-ce que la non violence?

La non-violence est un concept du jaïnisme que nous évoquerons dans les détails dans un prochain article. La non-violence c’est aussi une façon d’agir, de pensée, un mode de vie.

La violence c’est une contrainte ou une brutalité exercée à l’encontre d’autrui : hommes, animaux ou végétaux, peu importe.
Le contraire de la violence est le respect : « le respect absolu du vivant lié à la volonté extrême de ne pas nuire ». N’est-ce pas cela, en toute logique, que Dieu aimerait pour l’ensemble de sa création? Bien entendu, cela reste de l’ordre de la supposition. Mais pour moi, ceci sonne comme une évidence une fois que l’on a compris que dans chaque être vivant réside une part de Dieu lui-même.

Le Mahatma Gandhi avait par ailleurs, une volonté des plus pures. Il voulait transformer le monde en démontrant que cette noble cause pouvait être atteinte sans violence. Dès lors on peut comprendre, du fait de ses nombreuses victoires, qu’il n’ait nul besoin de sacrifier un animal pour obtenir quelque chose du Divin.

Il disait: « Il est impossible d’atteindre la réalisation de soi sans se mettre au service des plus humbles, sans s’identifier à eux », et, pardonnez moi si je me permets de porter un jugement mais « les plus humbles » ne se trouvent pas nécessairement parmi les humains puisque qu’à maintes reprises les animaux ont su faire preuve de bien plus de sagesse que nous les hommes.

De petite taille, frêle comme une brindille, simpliste, ce petit homme au bâton a su démontré que ce que nous voulons, nous pouvons l’obtenir et cela dans la non violence et le respect de tous. Alors pourquoi pratiquer le sacrifice? Pourquoi tuer un être innocent pour espérer la réalisation de tels ou tels ou souhaits?

Bonne réflexion,

Aum namo Narayanaya namaha.

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