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COVID-19 : L'INDE DEVIENT LE 2EME PAYS LE PLUS TOUCHÉ, L’ÉPIDÉMIE SEMBLE HORS DE CONTRÔLE



Le pays est désormais le deuxième le plus infecté au monde. Malgré la propagation du virus, les autorités ont autorisé la reprise des métros à New Delhi. Ils étaient à l’arrêt depuis 169 jours.



Dépistage faible et recensements imparfaits

Les autorités indiennes ne testant que les patients symptomatiques, les experts estiment ces chiffres sous-estimés. Les chiffres réels de l’épidémie pourraient être nettement plus élevés en raison d’un dépistage faible au vu de l’énormité de la population indienne et d’un recensement imparfait des décès.

En juillet, une étude de détection d’anticorps a estimé qu’environ un quart de la population de la capitale New Delhi a déjà eu le virus, soit 40 fois plus que les chiffres officiels. Une autre étude a elle évalué que la moitié des habitants des bidonvilles de Bombay ont contracté le nouveau coronavirus, là encore une proportion bien supérieure au bilan des autorités.

Ostracisme

L’Inde a testé environ 16.500 personnes par million d’habitants, contre 190.000 aux États-Unis, selon le site de statistiques Worldometer.

La discrimination associée au virus peut aussi dissuader des Indiens de se faire tester. Les autorités collent en effet des affiches devant le domicile des personnes testées positives, pour avertir de la présence d’un malade du virus dans les lieux. « Il y a autant une peur de la maladie que de l’ostracisme et de la quarantaine », dit l’experte de santé Preeti Kumar.

Des reconfinements locaux

L’Inde a instauré un confinement national brutal fin mars, qu’elle a levé début juin pour tenter de ranimer une économie exsangue. De nombreuses restrictions et mesures de quarantaine entre les différents États indiens restent toutefois en place.

Les autorités locales ont imposé ces dernières semaines des reconfinements locaux dans des États comme le Bihar (nord) ou le Tamil Nadu (sud), ou encore à l’agglomération de la grande ville de Bengalore (sud), siège de la high-tech indienne.

Vers des régions moins denses

Si l’épidémie de nouveau coronavirus en Inde avait auparavant pour principaux épicentres les mégapoles de New Delhi et Bombay, la maladie Covid-19 commence désormais à flamber dans des régions moins denses et plus étendues.

D’après l’experte de santé Preeti Kumar, la raison probable de la recrudescence de cas à l’extérieur des grandes villes réside dans le retour au bercail des travailleurs migrants. Des millions d’entre eux se sont retrouvés sans emploi lors de l’instauration d’un brutal confinement national en Inde fin mars.

L’Inde a franchi dimanche le cap des trois millions de personnes porteuses du coronavirus, a annoncé le ministère de la Santé.

La deuxième nation la plus peuplée de la planète a fait état dimanche de 69.239 nouvelles contaminations et 912 décès supplémentaires, portant à 56.706 le nombre total de personnes ayant succombé de la maladie du Covid-19 depuis le début de la pandémie, selon des chiffres officiels. Les autorités indiennes ne testant que les patients présentant des symptômes, les experts estiment que ces chiffres sont sous-estimés.

New Dehli et Bombay, très affectées

Ainsi, une étude sérologique publiée la semaine dernière a révélé que plus d’un quart des habitants de New Delhi pourraient déjà avoir contracté le virus. L’Inde a instauré un confinement national brutal fin mars, qu’elle a levé début juin pour tenter de ranimer une économie exsangue. Les autorités locales ont imposé des reconfinements locaux dans des États et des villes, notamment dans les Etats de Haryana (nord) et du Pendjab (nord-ouest) où, ces dernières semaines, le nombre de cas confirmés a atteint des sommets.

Auparavant, les principales zones affectées étaient les mégapoles de New Delhi et de Bombay, qui comptent certains des plus grands bidonvilles au monde. « Nous constatons actuellement une augmentation assez importante du nombre de cas en Inde », a affirmé K Srinath Reddy, de la Fondation indienne pour la santé publique, une organisation non gouvernementale.



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