QUE SE PASSE-T-IL IMMÉDIATEMENT APRÈS LA MORT ?

La question de ce qui se passe après la mort traverse toutes les civilisations et toutes les époques.

Que devient l’esprit ?

Qu’advient-il des pensées et de la conscience ?

Sombrons-nous dans l’oubli ou vivons-nous une nouvelle expérience ?

Les Védas hindous apportent une réponse claire, détaillée et profondément spirituelle. Voici, selon les enseignements védiques, le déroulement des événements qui suivent immédiatement la mort.


LA SORTIE DE L’ÂME DU CORPS  

Au moment du décès, l’âme quitte le corps physique par l’une des neuf ouvertures du corps humain :

les yeux (2)

le nez (2)

les oreilles (2)

la bouche (1)

les parties génitales (2)
RÉACTION DE L’ÂME FACE À LA MORT  

Les réactions diffèrent selon le niveau de conscience spirituelle de l’individu :

Les personnes attachées aux plaisirs matériels ont souvent du mal à accepter leur mort. Elles tentent de réintégrer leur corps, espérant revenir à la vie, sans comprendre que le processus est irréversible.

Celles qui ont intégré les principes de la spiritualité acceptent leur destin avec plus de sérénité et de lucidité.
LE CORPS SUBTIL (SUKSHMA SHARIRA)  

Après la mort, l’âme revêt un corps subtil, appelé Sukshma Sharira.

Dans cet état :

l’âme peut se déplacer très rapidement

elle peut voir et entendre ce qui se passe autour d’elle

elle n’est soumise à aucune loi physique

elle peut traverser la matière solide, sans toutefois la manipuler

Ce corps subtil ressemble exactement à l’apparence du défunt au moment de sa mort.
Cependant, les vivants ne peuvent ni voir l’âme ni entendre ce qu’elle tente d’exprimer.

LES JOURS QUI SUIVENT LE DÉCÈS  

Jusqu’aux rites funéraires, l’âme reste près du corps, espérant encore y retourner.

Elle n’accepte pleinement la réalité de la mort qu’après l’inhumation ou la crémation.

Elle demeure ensuite douze jours sur Terre, généralement auprès de ses proches.

Durant cette période, des rites précis doivent être accomplis par les fils et les filles.
Ces rituels sont essentiels pour permettre à l’âme de retrouver sa forme et son équilibre subtil.

Si ces rites ne sont pas accomplis, ou s’ils le sont de manière incorrecte, l’âme ne peut retrouver son état originel.

Le treizième jour, l’âme quitte définitivement le plan terrestre.

LE PITRA LOKA ET LE PITRA DOSHA  

Selon les enseignements védiques, l’âme ne meurt jamais.
Seul le corps physique disparaît.

Après avoir quitté la Terre, l’âme rejoint le Pitra Loka (ou Pithru Loka), le monde des ancêtres.
Un jour dans ce monde équivaut à une année terrestre.

Ainsi, accomplir le Pitra Tharpanam une fois par an revient symboliquement à nourrir et honorer ses ancêtres chaque jour.

Lorsqu’une âme ne reçoit pas ces rites de la part de ses descendants, elle peut rester bloquée pendant des centaines d’années, générant un Pitra Dosha.
Ce déséquilibre karmique peut se manifester par :

des difficultés familiales

des obstacles au mariage ou à la naissance

des troubles physiques et mentaux

un manque d’harmonie générale
LIBÉRATION, RENAISSANCE ET BÉNÉDICTIONS  

Lorsque les rites sont accomplis correctement et aux dates prescrites :

l’âme se prépare à une nouvelle renaissance

elle se libère progressivement de ses fautes

elle bénit ses descendants

La renaissance dépend alors du karma accumulé :

une âme vertueuse renaîtra dans un environnement favorable

une âme chargée de fautes renaîtra dans des conditions plus difficiles
 

Selon l’hindouisme, la mort n’est pas une fin, mais une transition.

Honorer les ancêtres n’est pas une obligation vide de sens, mais un acte fondamental d’équilibre spirituel, pour les défunts comme pour les vivants.