Au moment du décès, l’âme quitte le corps physique par l’une des neuf ouvertures du corps humain :
les yeux (2)
le nez (2)
les oreilles (2)
la bouche (1)
les parties génitales (2)
RÉACTION DE L’ÂME FACE À LA MORT
Les réactions diffèrent selon le niveau de conscience spirituelle de l’individu :
Les personnes attachées aux plaisirs matériels ont souvent du mal à accepter leur mort. Elles tentent de réintégrer leur corps, espérant revenir à la vie, sans comprendre que le processus est irréversible.
Celles qui ont intégré les principes de la spiritualité acceptent leur destin avec plus de sérénité et de lucidité.
LE CORPS SUBTIL (SUKSHMA SHARIRA)
Après la mort, l’âme revêt un corps subtil, appelé Sukshma Sharira.
Dans cet état :
l’âme peut se déplacer très rapidement
elle peut voir et entendre ce qui se passe autour d’elle
elle n’est soumise à aucune loi physique
elle peut traverser la matière solide, sans toutefois la manipuler
Ce corps subtil ressemble exactement à l’apparence du défunt au moment de sa mort.
Cependant, les vivants ne peuvent ni voir l’âme ni entendre ce qu’elle tente d’exprimer.
LES JOURS QUI SUIVENT LE DÉCÈS
Jusqu’aux rites funéraires, l’âme reste près du corps, espérant encore y retourner.
Elle n’accepte pleinement la réalité de la mort qu’après l’inhumation ou la crémation.
Elle demeure ensuite douze jours sur Terre, généralement auprès de ses proches.
Durant cette période, des rites précis doivent être accomplis par les fils et les filles.
Ces rituels sont essentiels pour permettre à l’âme de retrouver sa forme et son équilibre subtil.
Si ces rites ne sont pas accomplis, ou s’ils le sont de manière incorrecte, l’âme ne peut retrouver son état originel.
Le treizième jour, l’âme quitte définitivement le plan terrestre.
LE PITRA LOKA ET LE PITRA DOSHA
Selon les enseignements védiques, l’âme ne meurt jamais.
Seul le corps physique disparaît.
Après avoir quitté la Terre, l’âme rejoint le Pitra Loka (ou Pithru Loka), le monde des ancêtres.
Un jour dans ce monde équivaut à une année terrestre.
Ainsi, accomplir le Pitra Tharpanam une fois par an revient symboliquement à nourrir et honorer ses ancêtres chaque jour.
Lorsqu’une âme ne reçoit pas ces rites de la part de ses descendants, elle peut rester bloquée pendant des centaines d’années, générant un Pitra Dosha.
Ce déséquilibre karmique peut se manifester par :
des difficultés familiales
des obstacles au mariage ou à la naissance
des troubles physiques et mentaux
un manque d’harmonie générale
LIBÉRATION, RENAISSANCE ET BÉNÉDICTIONS
Lorsque les rites sont accomplis correctement et aux dates prescrites :
l’âme se prépare à une nouvelle renaissance
elle se libère progressivement de ses fautes
elle bénit ses descendants
La renaissance dépend alors du karma accumulé :
une âme vertueuse renaîtra dans un environnement favorable
une âme chargée de fautes renaîtra dans des conditions plus difficiles
Selon l’hindouisme, la mort n’est pas une fin, mais une transition.
Honorer les ancêtres n’est pas une obligation vide de sens, mais un acte fondamental d’équilibre spirituel, pour les défunts comme pour les vivants.